Montréal est au cœur de l’intelligence artificielle

Montréal est un véritable melting-pot de l’Intelligence Artificielle. La rencontre entre plusieurs pôles attractifs du milieu IA crée l’effervescence à Montréal.

Des experts de renommés

Sur les 10 experts internationaux réputés, six sont canadiens. Plusieurs d’entre eux se sont installés à Montréal. En voici quelques exemples :

Yoshua Bengio est une figure pour Montréal. M. Bengio est professeur à l’Université de Montréal, l’un des premiers fondateurs de l’apprentissage profond et directeur de l’Institut des Algorithmes d’Apprentissage de Montréal (MILA). MILA est le plus grand groupe mondial de recherche universitaire avec plus d’une centaine de chercheurs.

Durant le mois de juin 2017, M. Bengio fut nommé officier de l’Ordre du Canada par reconnaissance de son investissement et ses recherches en intelligence artificielle et en apprentissage profond.

Hugo Larochelle est un ancien élève de Yoshua Bengio et détient une renommée internationale. Il est professeur à l’université de Sherbrooke et grâce aux projets de recherches dans le domaine IA, travaille maintenant pour la multinationale Google. Le géant Américain a créé une équipe de recherche pour Google Brain à Montréal pour faire évoluer la connaissance dans le domaine de l’intelligence artificielle et simplifier les transferts technologiques. « Google veut travailler en partenariat avec les centres de recherche de pointe. Je me considère comme un facilitateur dans l’atteinte de cet objectif » indique M. Larochelle.

Des pôles universitaires développés

Pour la première fois en 2017, Montréal a été nommée meilleure ville étudiante du monde en détrônant Paris (2e rang) d’après le classement QS Best Student Cities 2017. Ce classement se base sur six catégories, dont l’activité des employeurs. Avec un record du taux de chômage le plus bas et une dynamique économique propice à l’emploi au Québec, ce critère s’est nettement amélioré entre 2016 et 2017 !

Il faut savoir que le gouvernement Canadien soutient fortement les chercheurs universitaires. Pour preuve, le Fonds d’excellence en recherche Apogée Canada a accordé à Montréal 24 % de ses 900 millions de dollars de financement. Cela favorise le développement des projets de recherches.

L’Université de Montréal et l’Université de McGill jouissent d’un haut niveau d’enseignement ainsi qu’une grande ouverture à l’international. Ces universités travaillent main dans la main avec le MILA. Ces collaborations forment un bassin de chercheurs de qualité en quantité (environ 250).

À Montréal, un autre institut fait beaucoup parler de lui : IVADO, l’institut de valorisation des données responsable des avancées dans les mégadonnées et la recherche en Intelligence Artificielle. Cet institut regroupe l’Université de Montréal, HEC Montréal et Polytechnique Montréal. IVADO fait le lien entre les besoins des entreprises et les expertises universitaires. Elle sert de pont, réunit les professionnels des industries et les chercheurs académiques.

Des politiques et des financements stimulants

Pour stimuler l’économie québécoise, protéger et accélérer son innovation, les investissements en IA sont inévitables. Le bassin de talent en recherche fondamentale et appliquée forme un pôle de développement économique prometteur et nécessite des fonds et le Canada l’a bien compris.

En 2017, le gouvernement fédéral a lancé une initiative de grande envergure auprès des industries à forte croissance comme l’agroalimentaire, les ressources propres, les technologies propres, les technologies numériques, la santé et les biosciences, l’infrastructure et les transports. 950 M$ seront partagés par les cinq supergrappes gagnantes qui recevront ces financements jusqu’en 2022.

Au Québec, le comité d’orientation pour la création de la grappe québécoise en IA livre un plan de développement sur 5 ans et se donne pour mission :

  • Mettre en place l’Institut québécois en intelligence artificielle ;
  • Créer une stratégie quinquennale panquébécoise avec Montréal pour centre ;
  • Maintenir le statut de leader de la supergrappe du Québec pour attirer des fonds additionnels octroyés par le gouvernement.
  • S’intéresser aux impacts sociaux provoqués par l’émergence de l’intelligence artificielle.

Deux hommes président ce comité : Pierre Boivin et Guy Breton. L’un est Président de Claridge et l’autre est recteur de l’Université de Montréal. M. Boivin affirme que le Canada n’a pas eu l’occasion depuis longtemps d’être en position de forte croissance et d’être le centre d’une telle innovation. Ils construisent un système autour de l’IA sur 3 aspects : culturel, géographique et linguistique. L’idée est de créer un monde dans lequel tous les acteurs (professionnels, chercheurs, développeurs, étudiants) se côtoient et échangent ensemble.

En plus de ces investissements, le Canada et le Québec ont mis en place des avantages sur mesure pour attirer les entreprises :

  • Un crédit d’impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental de 15 % du gouvernement fédéral et de 14 % du gouvernement québécois.
  • Un crédit d’impôt remboursable pour le développement des affaires électroniques. Il peut couvrir jusqu’à 30 % des salaires jusqu’à concurrence de 25 000 $ par emploi et année.
  • Une exemption d’impôt sur le revenu pour les experts et chercheurs étrangers pendant 5 ans.

Il existe bien d’autres initiatives dans le domaine comme CDL-Montréal (Creative Destruction Mab Montréal). C’est un programme d’accompagnement d’entreprises émergentes de classe internationale lancé en mai 2017. Il est né d’une entente entre trois universités : HEC Montréal, l’Université de Toronto et l’école de gestion Rotman. La Banque de Montréal et la Banque Royale soutiennent ce programme à hauteur de 4 millions de dollars.

Des entreprises qui investissent

 Microsoft parle de « bijou » quand il s’exprime sur l’écosystème mis en place par la communauté scientifique montréalaise afin de faire de la ville un satellite dans l’univers concurrentiel de l’IA. D’ailleurs, Microsoft a annoncé après le rachat d’une entreprise montréalaise Maluuba qu’elle financera pendant 5 ans l’Université de Montréal à hauteur de 6 millions de dollars et l’Université Mc Gill avec 1 million.

Les bénéfices de s’installer à Montréal sont nombreux pour les entreprises : faibles charges sociales, faible coût d’exploitation, salaires concurrentiels, avantages fiscaux et une très grande communauté de chercheurs dans les domaines technologiques. C’est pourquoi petites et grandes entreprises arrivent en masse dans la métropole.

Ainsi de nombreux partenariats se forment entre les instituts de recherche universitaire et les laboratoires des entreprises.

IBM souhaite consolider ses relations avec le MILA par le biais de l’ouverture d’un laboratoire à Montréal.

Google a investi 4,9 M$ sur trois ans auprès de huit chercheurs montréalais, dont Hugo Larochelle.

Facebook finance son premier laboratoire au Canada FAIR (Facebook AI Research) dans le but de rendre plus efficaces ses assistants virtuels et de mieux comprendre les mécanismes de dialogue. Le directeur est Yann Lecun, chercheur, et l’un des inventeurs de l’apprentissage profond. Joëlle Pineau, chercheuse et professeur à l’Université de Mc Gill et membre de MILA guide le laboratoire. FAIR investit 7 millions de dollars et noue des alliances avec l’Université de Mc Gill et de Montréal ainsi qu’avec l’institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal (MILA).

Imagia est une entreprise qui permet de réaliser des prédictions plus précises de détection de cancer en utilisant l’apprentissage profond dans l’analyse des images médicales. Elle est conseillée par Yoshua Bengio.

On retrouve à nouveau M. Bengio en cofondateur de l’entreprise Element AI, qui a soulevé 137,5 millions de dollars. Element AI comprend un laboratoire de recherche et un incubateur qui accompagne les entreprises avec l’arrivée de l’IA. Les projets traités sont mondiaux et permettent de renforcer la position de leader de la ville.

 

La création de cet écosystème dynamique autour de l’Intelligente Artificielle explique l’excellente position mondiale de Montréal. Cependant, tous ces efforts et investissements doivent perdurer pour ne pas se faire dépasser par les Américains et les Chinois qui ont des ressources financières importantes.

Le Groupe Neos est né et se développe autour de toutes ces opportunités à Montréal. C’est une force de compter parmi son équipe des experts dans le domaine IA et de pouvoir apporter leur savoir aux organisations montréalaises.

Pas étonnant que l’International Joint Conference on Artificial Intelligence Organization (IJCAI) a choisi Montréal pour accueillir son congrès exceptionnel dans les domaines de l’IA en 2021 !

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